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Initiation à la généalogie |
Il est possible de consulter les registres d'état-civil à condition qu'ils aient plus de 100 ans. Généralement on peut consulter les registres de mariages et décès qui contiennent l'année 1898 même s'il se terminent un peu après 1900 mais un registre de naissance n'est consultable que s'il ne contient pas d'actes postérieurs à 1898, ce qui peut limiter à 1890 pour une petite commune.
Il faut donc remonter d'un siècle en utilisant le maximum de papiers de familles (livrets de famille, actes de notaires). Au besoin, il est possible de demander des actes de naissance ou mariage concernant ses ascendants aux mairies concernées. On peut obtenir n'importe quel acte de décès.
Il n'est pas toujours répondu par courrier (surtout pour les actes de plus de cent ans). Dans ce cas, il faut se rendre sur place. Si vous obtenez une réponse, évitez de demander les actes concernant la génération suivante par retour de courrier : un délai de trois mois semblant préférable.
Les registres d'état-civil sont conservés en mairie avec un double aux archives départementales (AD), l'exemplaire communal a pu être déposé aux AD.
Les registres paroissiaux catholiques avant 1793 sont aussi dans les mairies. Ces registres ne sont en double que depuis 1737. Il ont été obligatoires dès 1539 mais les registres postérieurs à 1600/1680 sont rarement conservés.
Il faut noter que de nombreux registres ont été détruits :
Enfin certaines régions n'ont été rattachées à la France que récemment (Nice-Savoie : 1860), les archives de ces régions peuvent être moins riches et surtout ne pas utiliser le français.
De la fin 1793 (an II) au 31/12/1805 (an XIV), le calendrier révolutionnaire a été utilisé pour les dates. Attention : si un acte comporte les deux dates, il faut toujours reconvertir soi-même la date révolutionnaire, les erreurs étant très nombreuses (page de conversion).
L'orthographe des noms ne s'est fixée qu'avec l'apparition du livret de famille en 1876. Même au début du 20e siècle on peut trouver plusieurs orthographes (ex : 1912 Damblant, 1936 Damblanc).
Exemples de variations :
Dans les registres paroissiaux, les patronymes peuvent être féminisés :
Les prénoms posent souvent encore plus de problèmes que les noms :
Pour tous les actes, il faut se méfier des dates inscrites quand elles ne concernent pas l'acte lui-même : souvent les dates de naissance des époux ou de décès des parents sur un acte de mariage correspondent à la date de l'acte qui peut varier d'un ou deux jours. Actuellement, les actes commencent par la date de l'évènement, la date de l'acte étant reportée à la fin.
Pour faciliter la recherche dans les registres, deux types de tables sont à notre disposition : les tables annuelles et les tables décennales :
L'ordre alphabétique n'est pas toujours respecté surtout au début du 19e. Il arrive souvent que le tri a été uniquement sur la première lettre ou qu'une table décennale soit la recopie des tables annuelles : tri par lettre année puis par années. De nombreuses tables n'ont pas été réalisées ou conservées.
Les femmes sont toujours triées par leur nom de jeune fille. Les mariages sont triés par le nom de l'époux : il faut parcourir toute la table pour étudier la descendance complète d'un patronyme.
C'est le dernier acte à chercher : la plupart des personnes se sont mariées et toutes sont décédées. Cet acte est quand même primordial après environ 1860/1870 pour les mentions marginales de mariage et de décès.
Cet acte indique :
Sont indiqués en marge (quand cela n'a pas été oublié !) :
Il faut noter que les actes de naissance ont servi à pointer les tickets de rationnement pendant la seconde guerre mondiale : on trouve la ville inscrite au crayon où la personne se trouvait à l'époque. Par exemple au Blanc (Indre), deux pointages ont été effectués : un avec une croix suivi de la ville, l'autre avec un cercle suivi de la ville.
Exemple (AC Le Blanc, Indre) :
L'an mil huit cent cinquante quatre le vingt sixième jour du mois de juillet, une heure du soir, pardevant nous Clovis Joseph Maurice Gaudon, maire officier de l'état civil de la commune du Blanc, chef lieu d'arrondissement, département de l'Indre, est comparu René Touzeau, tailleur de pierres, âgé de vingt quatre ans demeurant au Blanc, rue de Poitiers, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né le vingt cinq ce de mois à une heure du matin, en son domicile, de lui déclarant et de Julie Sophie Pulcherie Brangers, son épouse, sans profession, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Julien Alexandre; les dites déclaration et présentation faites en présence des sieurs René Ménard, cloutier, âgé de trente ans et Paul Chauvin, cordonnier âgé de quarante ans demeurant tous les deux au Blanc; et lecture faite du présent le déclarant et le témoin ont déclaré ne savoir signer de ce interpellés, le témoin Ménard l'a signé avec nous.
Ménard, Gaudon
C'est l'acte à trouver en priorité, il indique :
Le divorce est inscrit en marge depuis 1886.
Le mariage a souvent été célébré dans la commune où résidait l'épouse.
Exemple (AC Le Blanc, Indre) :
L'an mil huit cent vingt neuf et le premier jour du mois de juin avant midi, pardevant nous Pierre Collin-Souvigny, chevalier de la légion d'honneur, maire et officier d'État Civil de la commune du Blanc, chef-lieu d'arrondissement, département de l'Indre, sont comparus Joseph Touzeau maçon demeurant au Blanc, âgé de vingt-trois ans dix mois et huit jours, né au Blanc le vingt-trois août mil huit cent cinq (5 fructidor an XII) comme il est constaté par acte de naissance que nous nous sommes fait présenter signé P C Souvigny maire, majeur fils de Nicolas Touzeau, journalier, ici présent et consentant et de Silvine Bouchalois, demeurant ensemble au Blanc et de Françoise Debled, lingère demeurant au Blanc, âgée de trente ans, cinq mois et onze jours née au Blanc le dix-huit janvier mil sept cent quatre-vingt dix-neuf (28 nivôse an VIII) comme il est constaté par acte de naissance que nous nous sommes fait présenter signé Perrault agent municipal, majeure, fille de Léonard Debled, maçon ci-présent et consentant et de Catherine Guilbault demeurant ensemble ; lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites à la principale porte d'entrée de notre maison commune, savoir : la première le dimanche dix-sept mai dernier à dix heures du matin et la seconde le dimanche suivant vingt quatre du même mois aussi à dix heures du matin ; aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces mentionnées ci-dessus et du chapitre VI du Code Civil Intitulé du Mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse s'ils voulaient se prendre pour mari et femme, chacun d'eux ayant répondu séparément et affirmativement déclarons au nom de la loi que Joseph Touzeau et Françoise Debled sont unis par le mariage ; de quoi avons dressé acte en présence de François Merlaud maçon âgé de quarante deux ans oncle allié de l'épouse, Jean-Baptiste Debled aussi maçon âgé de vingt cinq ans frère de la dite épouse, Jean-Baptiste Louret secrétaire de la mairie, âgé de trente trois ans, et Claude Roi garde-champêtre âgé de quarante six ans, demeurant tous les quatre au Blanc et lecture faite du présent, les témoins Louret et Roi l'ont signé avec nous les parties contractantes, le père de l'époux, celui de l'épouse et les deux autres témoins ont déclaré ne savoir signer de ce interpellés.
Signent : Louret), Jouannet, Roy, PC Souvigny.
NB : La conversion des dates de naissance sur l'acte est fausse : c'est 1800 au lieu de 1799 et 1804 au lieu de 1805 !
C'est l'acte le plus difficile à trouver même si quand le décès à lieu dans une autre commune il est transcrit dans la commune où réside le défunt.
Il indique :
Exemple (AC Orsennes, Indre) :
Aujourd'hui, vingt deux germinal an sept de la république française une et indivisible [11/04/1799] à trois heures du soir pardevant moi Étienne Basset agent de cette commune sont comparus en la salle de cette administration municipale, François Guillonnet meunier âgé de soixante dix ans et Léonard Guillonnet aussi meunier âgé de trente six ans tous les deux demeurant au lieu du Moulin Neuf en cette commune, le premier frère et le second neveux de François Guillonnet, vivant thuillier âgé de cinquante cinq ans époux de Marie Chambord, fils de feux Jean et de Anne Bruneaux né en la commune de Montchevrier, lesquels comparants m'ont déclaré que le dit François Guillonnet et mort d'hier vers deux heures du matin dans son domicile situé audit lieu du Moulin Neuf en cette commune. D'après cette déclaration, je me suis transporté au lieu de ce domicile, je me suis assuré du décès du dit François Guillonnet et j'en ai dressé le présent acte que les dits Guillonnets père et fils ont déclaré ne scavoir signer de ce enquis.
Fait en la salle de l'administration municipale le jour mois an que dessus.
E Buffet
Ici commencent souvent les difficultés de lecture. Ces registres sont souvent dépourvus de tables et quelquefois les actes ne comportent pas le nom des personnes en marge. En contrepartie, on peut trouver des informations sur l'histoire locale (intempéries et leurs conséquences, travaux dans l'église...). Tous les actes sont inscrits dans le même registre.
Cet acte est assez semblable à l'acte de naissance mais indique les parrains et marraines à la place des témoins. Les enfants étaient souvent baptisés le jour ou le lendemain de la naissance. Avec une mortalité infantile de plus de 50%, il fallait que les enfants soient baptisés en cas de décès. La date de naissance n'est pas toujours indiquée.
Dans le Berry, les parrains/marraines étaient souvent, dans l'ordre, les grands-parents, des oncles et tantes ou des notables de la paroisse.
Exemples (AC Orsennes et Le Blanc St-Génitour, Indre) :
Le vingt trois décembre mil sept cent soixante quatorze a été baptisée par moi soussigné Marie née d'hier du légitime mariage de Jean Viart cabaterier et de Marie Pailleron de cette paroisse. A été parrain Pierre Clément huissier Royal et marraine Marie Baudrat qui ont signé avec nous.
Ce 26. jour de juing 1607 fut baptizé Jehan filz de Jehan Caillon et de Margueritte. Fut son parain Jehan Moreau et marainne dame Françoise Montant [Moutart?] femme de maistre Jehan Rabault [...] du Blanc.
NB: Vers 1600, le patronyme de la mère n'est même plus indiqué
Assez semblable à l'acte d'état-civil (même les publications existaient) mais :
Exemples (AC Orsennes et Le Blanc St-Génitour, Indre) :
L'an mil sept cent quatre vingt un le trente du mois d'avril après la publication des bans du futur mariage entre François Rochat laboureur fils majeur de deffunt Jacques Rochat aussi laboureur et de deffunte Silvine Guillebaud, âgé d'environ vingt six ans du lieu du Breuil [issu?] en cette paroisse d'une part et Jeanne Micouraud fille mineure de deffunt Jean Micouraud et de deffunte Anne Villeneuve âgée d'environ vingt trois ans procédante sous l'autorité de Pierre Micouraud son frère et son tuteur du lieu de la Chaume paroisse de Chavin, d'autre part faites au prône de nos messes paroisiale tant en cette église qu'en celle de Chavin par dimanches consécutifs sans qu'il se soit présenté aucune opposition ni empêchement comme il m'a été certifié par monsieur le curé de Chavin en datte du dix sept du mois Delagrave par lequel certificat il consent au dit mariage et après les fiancailles célébrées le vingt-huit du courant, vus dans les registres de cette paroisse les actes mortuaires des père et mère des parties et leur ai donné la bénébiction nuptiale. Présent et consentant ledit Pierre Micouraud tuteur de l'épouse et encore en présence de Jean Micouraud son oncle, d'autre Jean Micouraud son cousin, de Etienne Bonnet, de Gabriel Verdier, de Guillaume Micouraud et de Guillaume Nandillon sacristain qui nous ont tous attestté de ce que dessus et ont déclaré ne scavoir signer de ce interpellés.
Jolliot, curé d'Orsennes
Le dix neuf février mil sept cent trois après les fiancialles et les publications des bans faicts dans cette église d'entre Charles Dareau chirurgien fils de deffunt Jean Dareau aussy chirurgien et de Claude Delouche ses père et mère d'une part et honneste Françoise Desoubray veuf de Pierre Pezant tous deux de cette paroisse d'austre part auxquels bans il ne c'est trouvé aucun empeschement ny opposition. Les cérémonies de l'Eglise et les ordonnances royaux dument observés, je soubsigné [...] avoir resu les susdites parties à la bénédiction nuptialle que je leur ay donné en présence de maitre François Payen, d'Anthoine Delouche greffier, de Jean Delouche aussy greffier et Jean Bertrand sacristain quy ont signé avec moy.
Signent : Delouche, Payen, C.Dareau, J. Bertrand, le prieur d'Orsennes.
Le quatorziesme may mil six cents cinquante sept fust espousé André Deblé avec Louise Robin en présence de Michel Renaud, Estienne Renaud, Fiacre David, Leonnard Tantum Philippe Robin qui ont déclaré ne savoir signer.
NB : ici, il faut retrouver les éventuels actes de mariage et baptême des témoins pour espérer continuer.
Cet acte est souvent très difficile à interpréter : il ne figure souvent que le nom et l'âge du défunt dès la moitié du XVIII° : ni parents ni témoins. Quand de nombreux décès se suivent une épidémie de peste ou de choléra est souvent passée par la. A noter que souvent l'acte de sépulture suit l'acte de baptême et est même parfois écrit en marge.
A noter :
Exemple (AC Le Blanc St-Génitour) :
L'an mil sept cent quatre vingt cinq le vingt un mars le corps de Jeanne Doucet décédée d'hier âgée de quatre vingt ans veuve de Louis Deblay journalier a été inhumé par moi vicaire soussigné dans le cimetière de cette paroisse en présence de Joseph Deblay journalier fils de la deffunte et de Madeleine Deblay aussi fille de la deffunte tous deux de cette paroisse qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis.
Minier, Vic.
NB : L'âge est exact à un an près : le baptême a eu lieu le 24/02/1696 (sous le prénom de Marie).
Exemple d'épidémie au Blanc (Indre) paroisse de St-Génitour à la fin de 1702 (le nombre de décès a été multiplié par trois cette année et ce bien avant l'hiver) :
L'an mil sept cent deux le vingt-sixième jour d'octobre ont été baptisé Léger et André freres jumeaux nés du mesme jour fils d'Anné Rouillart et de Marguerite Bernard sa femme leurs pareins ont esté Leger Billard et mareine Marguerite Crochet et de l'autre André Jousseaume et marreine Jeanne Jousseaume qui ont dit ne scavoir signer.
L'an mil sept cent deux et le vingt sixième jour d'octobre a esté inhumé dans le cimetiere de cette paroisse André aagé d'un jour fils d'Anné Rouillart mort et pris dans la rue de St Lazar.
L'an mil sept cent deux et le vingt septieme jour d'octobre a esté inhumé dans le cimetiere de cette paroisse Leger aagé de deux jours fils d'Anné Rouillart mort et pris dans la rue de St Lazar.
L'an mil sept cent deux le vingt septième jour d'octobre a esté inhumé dans le cimetiere de cette paroisse Guillaume Mallet aagé de vingt cinq ans fils de Jean Mallet du village de Nervaux.
L'an et jour que dessus a esté inhumé dans le cimetiere de cette paroisse Marie Blondeau epouse de François Defressines du village de Muant.
L'an mil sept cent deux et le vingt-huictième jour d'octobre a esté inhumé dans le cimetiere de cette paroisse Antoine aagé de six ans fils de René Verdais du village des Chéseaux.
L'an mil sept cent deux et le vingt neufvieme jour d'octobre a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse Marie aagée de neuf mois fille d'Antoine Arvier dans la rue de Ruffec.
L'an mil sept cent deux le premier de novembre a esté inhumée dans le cimetière de cette cette paroisse marie Jeanne Joannin epouse de Silvain Joannin du village d'Avant.
L'an et jour que dessus a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse Jean Mallet veuf de Perrine Fleury du village de Nervaux.
La numérotation Sosa-Stradonitz permet d'attribuer un numéro à chacun de ses ancêtres : On attribue le numéro 1 à la personne dont on étudie l'ascendance (soi-même ou ses enfants) nommée de-cujus. Le père de chaque personne porte le numéro double et la mère le numéro double plus un :
Propriétés :